Organistrum versus Symphonia/Zanfona (Our talk in Santiago, 2017)

Organistrum versus Symphonia/Zanfona (Our talk in Santiago, 2017)

WHAT HAVE WE DONE IN SANTIAGO DE COMPOSTELA, SEPTEMBER 2017?

OUR TALK WAS ABOUT THE FAMOUS ORGANISTRUM....BUT WITH SOME NEW IDEAS!

EVENTUALLY, A WRONG NAME FOR AN INSTRUMENT WITH A DEEP DIVINE AND COSMIC SIGNIFICANCE THAT WE WOULD RATHER CALL SYMPHONIA

Santiago de Compostela Organistrum: an astronomical approach
Giuseppe Severini
Istituto di Archeoastronomia Siciliana, Italy
Associazione Culturale Secoli Bui, Italy
APEMUTAM, France
Andrea Orlando
Istituto di Archeoastronomia Siciliana, Italy
Laboratori Nazionali del Sud (INFN), Italy


The famous Gate of Glory in Santiago de Compostela Cathedral (Galicia), dedicated to
St. James (Unceta, 2004), recently  examined in an interesting archaeoastronomical perspective
(Vilas Estevéz and Gonzalez-Garcia, 2016) too, has been built following an iconographic project
inspired by St. John’s book of Apocalypse (Moralejo, 1988). At the top of main arch, in the middle
of the 24 venerable men’s row around Christ’s throne, there is a peculiar musical instrument (Fig.
1) -equipped with a wheel- played by two of them (Luengo, 1988). The particular position, the
extremely accurate details and the peculiarity of the instrument underline the importance of an
object whose origins, symbolism and actual musical role (Lopez-Calo, 1988) have never been
completely explained.
The most intriguing features are: a) 12 intervals division of the octave; b) wheel used to produce
sound; c) general shape and decorations. In this article we introduce a possible interpretation of
Organistrum as a sampler of cosmological and astronomical knowledge typical of European culture
from IX to XII century (Eastwood, 1997; McCluskey, 1998). Close relationship between astronomy
and music in platonic-pythagorean doctrines (Albertazzi, 2010) is confirmed through detailed
analysis of astronomical texts in manuscripts copied in Benedictine scriptoria from Carolingian
Renaissance onwards (Eastwood, 2007).
Beyond general reference to Plato’s Timaeus, through Macrobius and Calcidius commentaries
(Martello, 2011), main suggestions to our study come from interesting diagrams (Eastwood and
Grasshoff, 2004) found in these manuscripts (e.g.: clm 14436, f.61r, Munich Bayerische
Staatsbibliothek). Organistrum could be considered a representation of Cosmos, a sort of acoustic
planetary, the Christian answer to Oud’s astronomical interpretation proposed by Arabic school
(Severini, 2015), that by the ninth century had moved from Baghdad to Cordoba (Godwin, 1993;
Lindberg, 1992).


References
Albertazzi, M. (ed.), Philosophia. Lavìs. La Finestra editrice, 2010.
Eastwood, B., Ordering the Heavens. Roman Astronomy and Cosmology in the Carolingian Renaissance. Brill, 2007.
Eastwood, B. and G. Grasshoff, Planetary Diagrams For Roman Astronomy In Medieval Europe, ca. 800-1500,
Transactions of the American Philosophical Society, Vol. 94, No. 3, 2004.
Godwin, J. (ed.), The Harmony of the Spheres: A Sourcebook of the Pythagorean Tradition, in Music, Inner Traditions
International, Rochester, Vermont, 1993.
Lindberg, D.C., The Beginnings of Western Science: the European Scientific Tradition in Philosophical, Religious and
Institutional Context, Prehistory to A.D. 1450. Chicago: University of Chicago Press, 1992.
Lopez-Calo, La musica en la Catedral de Santiago, A.D.1188, in El Portico de la Gloria. Musica, Arte y pensamento.
“Cuadernos de Musica en Compostela II”, Santiago de Compostela, 1988.
Luengo, F., Los instrumentos del portico, in El portico de la Gloria. Musica, Arte y pensamento, “Cuadernos de Musica
en Compostela II”, Santiago de Compostela, 1988.
Martello, C., Platone a Chartres. Palermo: Officina di Studi Medievali, 2011.
McCluskey, S.C., Astronomies and Cultures in Early Medieval Europe. Cambridge University Press, 1998.
Moraeljo, S., Marco historico y contexto liturgico en la obra del Portico de la Gloria, in El Portico de la Gloria.
Musica, Arte y pensamento, “Cuadernos de Musica en Compostela II”, Santiago de Compostela, 1988.
Severini, G., La reconstitution des Rebabs d'après les peintures du XII siècle de la Chapelle Palatine à Palerme, in
L'instrumentarium du Moyen Age. La restitution du son. Paris: l'Harmattan, 2015.
Vilas Estévez, B. and C. González-García, Illuminating effects at the cathedral of Saint James (Galicia): first results,
Mediterranean Archaeology and Archaeometry, Vol. 16, No. 4, pp. 465-471, 2016.

(FULL TEXT WILL BE PUBLISHED IN 2018 BY SEAC)

http://it.ivoox.com/en/infiltrados-no-road-to-the-stars-audios-mp3_rf_21778808_1.html

Vielle ovale de Graville

Vielle ovale de Graville

Reconstitution d’une vièle ovale d’après une sculpture du 12ème siècle de l’Abbaye de Graville au Havre, Normandie.Par Giuseppe Severini, luthier sicilien.

La sculpture :
La petite sculpture (30x35x20cm) en pierre blanche, abîmée à gauche, a été retrouvée, après la guerre, dans les ruines de la tour centrale. On ne connaît pas sa position initiale et on pense qu'elle est de la fin du 11ème siècle.Toute la composition et même l'instrument sont inspirés par la forme ovale.La figure entière est inscrite dans un ovale, la tête, les yeux, la bouche ovale, l'instrument a une caisse ovale, l'une des ouïes est une demi-lune et l'autre a une forme presque ovale.La figure est très bien modelée, les traits fins, gracieux, on dirait qu'elle a quelque chose de féminin et de lunaire.
La reconstitution de l'instrument
Les bois :J'ai choisi deux qualités de bois qu'on pourrait aisément retrouver en Normandie au11ème siècle: sapin et hêtre.Sapin (très vieux et avec des taches pour rappeler la surface de la lune) pour le corps de l'instrument: table d'harmonie, éclisses, manche et chevilles.Hêtre pour le fond.
Un instrument creux :
Puisque les instruments au Moyen Âge n'avaient pas d'âme, la résonnance est premièrement due à la table d'harmonie, le fond ayant pour fonction de refléter le son.J'ai donc creusé l'instrument dans du sapin à partir de la table d'harmonie car c’est la partie la plus importante de la vièle, d’une épaisseur d’environ trois millimètres, sans aucun barrage.Le manche est creusé dans la même planche, même s’il est un peu plus haut que la table.Les flancs son concaves. Le fond en hêtre est creusé, arrondi à l'intérieur comme à l'extérieur, l'épaisseur est d’à peu près trois millimètres.
Les ouïes :
Dans la sculpture, on voit que les deux ouïes ne sont pas symétriques, l’une en forme de demi-lune, l'autre presque rectangulaire, creusée plus bas sur l'autre moitié de la table. On pourrait penser que l'auteur a voulu faire ce perçage bizarre pour une raison de perspective, mais j'ai pensé qu'il a reproduit un instrument réel, fait de cette façon.Y-a-t-il d’autres exemples de cette asymétrie sur les vièles médiévales ? NON.Mais il y a d'autres instruments de musique avec des perçages asymétriques, certaines harpes, des psaltérions et des monocordes.
Quelle pourrait être la motivation de cette asymétrie ?Donner au musicien une ouïe (plus petite) plus proche de son oreille ou, proposition presque hérétique, pour placer une âme au-dessous du chevalet ...Après réflexion, j'ai décidé de faire les deux ouïes exactement comme elles sont représentées sur la sculpture.
La touche, le cheviller, le cordier :
La touche est un petit morceau de buisde 2mm d'épaisseur, collé sur le manche.Le cheviller est hexagonal, comme dans les vièles de Boscherville.Le cordier est en buis.
Le vernis :
Je n’ai employé aucun vernis. On sait qu’à l'époque il n'y avait pas de gomme-laque, aussi, pour protéger le bois, j'ai employé de l'huile d'amande pure.
Les cordes :
Les cordes sont en boyau de mouton.J'ai choisi de faire un accord complexe avec deux chœurs et un bourdon. Les chœurs sont accordés à l'unisson ou en quartes.
LA ré/ré la/la
LA la/ré mi/la
Le deuxième accord est le plus convenable pour une exécution polyphonique de musique sacrée, comme suggéré par le caractèrede la sculpture.

Salva

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